03.11.2008

Autobiographie

Je me souviens de toi que j’appelais Jeanou,

Tu étais tout pour moi, je te racontais tout ;

Chaque soir en rentrant d’une longue  journée

Sur ton papier si blanc, l’encre mauve coulait.

J’en avais tant à dire que j’y passais des heures,

Je te disais le pire et aussi le meilleur.

Et quel bonheur après, se sentir libérée

De tout les maux du jour, de tous les maux d’amour.

Il m’arrivait parfois pourtant d’être infidèle,

Dans des moments d’émoi, des moments parallèles ;

Et c’est à mon carnet que j’allais me confier

Carnet de poésies et de mélancolie.

Là j’écrivais en vers dont je comptais les pieds,

Quand j’étais amoureuse, quand j’étais envahie

De pensées malheureuses, de sentiments trahis ;

Ou bien quand mon esprit, par la nature happée

Avait du vague à l’âme, besoin de s’évader

Au-delà de ces murs, là-bas loin dans les cieux

Par delà les nuages, dans le fond de ses yeux.

Entre toi mon journal que j’appelais Jeanou,

Et toi ma poésie, surtout point de jaloux.

 

Nathalie

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