03.11.2008
Il y a...
Il y a une feuille morte, tombée d’un parchemin
Il y a la gloire de mon père, le Garlaban, Pagnol, la Provence, les cailloux
Il y a une écriture fine, violette, l'amour des mots
Il y a le jeu de hasard, le bazar de ma rue, le bizarre d'une rencontre
Il y a pile quelques années qu'on se bat avec.
Annie
23:42 Publié dans Atelier OMC Simiane | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture
Anatomie d'un sommeil d'homme
Il est là, à son premier sommeil d’homme libre, le visage détendu, sans rides, sans ombres, lumineux, malgré l’absence de regard.
Chaque inspiration le rend fragile et éternel
Il est là, étendu sur ce lit de prairie, tel un animal sans défense, sans rêves et pourtant si lointain.
Il a fallu la pugnacité d’une lionne pour le sortir des griffes du destin.
Mais qui donc est cet homme qui dort, là, tranquillement à côté de moi.
Annie
23:36 Publié dans Atelier OMC Simiane | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture
Autoportrait
J’ai gardé dans mes souvenirs, la peur des voleurs d’enfants, ceux qui s’attaquent à l’innocence, ceux qui détruisent des familles. Cela est dû au drame vécu par une famille proche et qui m’a marqué à jamais.
Je dois juste me reprendre chaque fois que mon moral est en baisse. Après tout, la vie n’est elle pas belle ? Oui, j’en suis sure.
Je ne marche jamais sans ma canne, elle fait malheureusement partie de moi-même, elle est devenue une amie, puisque grâce à elle, je peux encore me déplacer. Mais j’espère dans quelques temps pouvoir lui être infidèle.
Je collectionne les bibelots inutiles, ces nids à poussières qui ont eu une vie et que je ne peux me décider à voir mourir. Je déteste voir disparaître toute chose !!!
Je pense que la vie est belle, difficile mais belle, un chant d’oiseau, un coin de ciel bleu, le rire d’un enfant tout cela me ravie. En fait je me contente de petits bonheurs, je n’envie pas les autres, je me contente de ce que j’ai et je suis heureuse.
Parfois je regrette le temps passé, mes enfants qui petits étaient auprès de moi. Mais ce n’est pas avec peine que je pense à tout cela. Ils ont faits leur chemin, leur vie et c’est très bien.
Voilà
Quand je ferme les yeux, son visage apparaît, alors je les ouvre aussitôt. Ouf, il est parti !!!
Quand je perds les clefs, je les cherche comme une dingue. Ma voisine m’a conseillée de mettre un mouchoir avec un nœud sous mon lit. Mais ça ne marche pas vraiment. J’ai dû faire changer mes serrures.
J’aimerai que la vie soit éternelle, ma vie surtout. Il me reste tellement de chose à faire et ça passe si vite.
Je n’aime pas les hommes machos, les femmelettes non plus. J’aime les hommes, les vrais !
Quand je suis seule et que je marche sur le chemin pour rejoindre ma maison à la campagne la nuit, je chante pour me convaincre que je n’ai pas peur. Je suis terrorisée si j’entends un renard glapir alors je chante très fort. Mais d’une manière générale, je pense que je suis courageuse. De toutes les façons croire ne nuit à personne.
Je fais souvent un cauchemar, toujours le même. Je suis en ULM, la voile se déchire et tombe Je fais une chute vertigineuse et je tombe lourdement sur le sol, dans un champs. Là un paysan travaille à l’aide de sa moissonneuse botteleuse, et me voilà roulée comme une crêpe dans la botte de paille. Asphyxiée, je suis morte ! Et je me réveille en sueur. C’est sûr, la paille ça tient chaud !
Une fois j’ai lu dans mon horoscope : ne prenez la mer sous aucun prétexte, même une simple balade en mer vous sera funeste. Ce jour là, j’ai pris un paquebot dans la ville de Tunis et j’y ai rencontré mon futur mari. Depuis, je crois aux horoscopes !
Quand j’étais petite j’étais très peureuse car j’ai été traumatisé par l’assassinat d’une famille proche de chez moi. Une nuit j’ai réveillé toute ma famille parce que j’ai entendu quelqu’un qui criait au secours. J’ai fais lever mon père à trois reprises. En fait un coq chantait dans le lointain.
Petite j’ai été nourrie au lait de chèvre, à part la répulsion que j’en ai retirée vis-à-vis du lait, cela ne m’a pas empêcher de profiter : regardez moi !
Je ne prends pas la vie trop au sérieux, de toutes les façons, je n’en sortirais pas vivante.
Quand j’entends un homme politique parler à la télévision, je constate que suivant la loi de la pesanteur, l’homme ouvre plus facilement la bouche qu’il ne la ferme !
Quand on m’offre des fleurs, je les amène tout de suite chez ma mère, là au moins je suis certaine qu’elles ne mourront pas de soif. Chez moi ce serait mort subite.
J’aurais aimé être un oiseau, pas un poisson. J’ai peur de l’eau dès que je n’ai plus pied.
Si ma vie était à refaire, je la vivrais différemment, plus intensément car le temps passe trop vite .
A quoi ça sert de se marier puisqu’un mariage sur deux finit par un divorce ? Le PACS c’est mieux et ça évite d’engraisser les avocats.
Enfant à la campagne, chez ma grand-mère je gardais les chèvres, une chèvre c’est aussi fidèle qu’un chien et en plus ça tond la pelouse.
Je ne suis pas superstitieuse car on m’a dit que cela portait malheur.
Quand j’étais petite j’avais très peur lors des bombardements, il me reste une peur terrible qui me tétanise lors des orages violents.
Je ne joue jamais aux jeux de hasard, c’est fou ce que j’économise chaque année. Cela ne me rendra jamais très riche ça ne fait rien, il faut se contenter de ce qu’on a.
J’aime recevoir mes petits enfants. J’en ai sept, quel vacarme ! Je suis contente quand ils arrivent, je suis aussi contente quand ils partent. Autrement dit leur visite me fait doublement plaisir.
Lorsque j’entends le son du tambour ou même du tambourin, cela résonne dans tout mon être et me fait pleurer. Peut-être ai-je été dans une vie antérieure le tambour de Cadenet mort lors d’une bataille sous Napoléon 1er.
J’ai été pendant toute ma scolarité dans le primaire à l’école à mi temps car il manquait des classes et que celles qui existaient étaient réservées aux garçons. Je m’en suis pas trop mal sortie après tout.
J’aime mettre mes compétences et mon efficacité au service des autres et cela depuis l’âge de dix ans. C’est peut être cela être programmée pour…
Quand je pense trop je stresse alors il faut que je fonce que je m’adapte à la situation présente. Je retombe toujours sur mes pattes. Réfléchir oui, mais pas trop.
Huguette
23:24 Publié dans Atelier OMC Simiane | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture
Autobiographie
Je me souviens de toi que j’appelais Jeanou,
Tu étais tout pour moi, je te racontais tout ;
Chaque soir en rentrant d’une longue journée
Sur ton papier si blanc, l’encre mauve coulait.
J’en avais tant à dire que j’y passais des heures,
Je te disais le pire et aussi le meilleur.
Et quel bonheur après, se sentir libérée
De tout les maux du jour, de tous les maux d’amour.
Il m’arrivait parfois pourtant d’être infidèle,
Dans des moments d’émoi, des moments parallèles ;
Et c’est à mon carnet que j’allais me confier
Carnet de poésies et de mélancolie.
Là j’écrivais en vers dont je comptais les pieds,
Quand j’étais amoureuse, quand j’étais envahie
De pensées malheureuses, de sentiments trahis ;
Ou bien quand mon esprit, par la nature happée
Avait du vague à l’âme, besoin de s’évader
Au-delà de ces murs, là-bas loin dans les cieux
Par delà les nuages, dans le fond de ses yeux.
Entre toi mon journal que j’appelais Jeanou,
Et toi ma poésie, surtout point de jaloux.
Nathalie
23:17 Publié dans Atelier OMC Simiane | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture
Méli-mélo
Un jour, je n’ai plus supporté de porter une montre. Alors je l’ai posée et je me suis sentie libre.
Quand j’étais gamine, je faisais un vœu et je grimpais deux à deux les marches d’un escalier ; si ça tombait juste, mon vœu se réalisait, sinon…
J’ai souvent besoin d’être seule et de rêvasser ; je dois faire de la méditation inconsciente ou automatique.
J’aime les artistes et les œuvres d’art, mais je n’ai aucune culture artistique.
Je m’invente souvent des conversations imaginaires avec des gens qui m’agacent, et au cours desquelles je leur dis ma façon de penser.
J’ai du mal à apprécier l’automne pourtant si fort en couleurs et parfois en douceur, car il présage l’arrivée de l’hiver et de mon pire ennemi : le froid.
Je voudrais tellement écrire un livre, un vrai, tout entier, tout fini.
Au cours de mon enfance, je faisais tant de cauchemars, que j’ai acquis la capacité de prendre conscience pendant mon sommeil que je suis en plein rêve, et de m’auto réveiller immédiatement.
Le soir, je m’empêche d’aller vérifier une dernière fois si la porte est bien fermée, en tâchant de me remémorer le moment où je l’ai déjà fait.
Je pleure plus facilement de joie ou d’émotion que de peine. La peine reste souvent à l’intérieur.
Pour le café, c’est comme pour la montre, du jour au lendemain je n’ai plus pu en boire une goutte.
Quand le temps est à la pluie, je ne prends pas mes lunettes de soleil, pensant que c’est justement si je ne les ai pas que le soleil sortira.
Je n’aimerais pas avoir un bateau ; au bout d’un moment, j’ai le mal de mer et puis il n’y a pas assez d’espace sur un bateau.
Cette année, j’ai vraiment l’intention de me mettre à la peinture.
Je ne supporte pas le fanatisme, quel qu’il soit.
Je suis encore parfois victime de timidité infantile.
J’adore les plantes d’intérieur. Je n’en garde pas une vivante.
Je me suis mise au jardinage par nécessité. Pareil pour l’informatique. Je m’occupe de mon jardin avec beaucoup de plaisir et de foi, aucun rapport avec l’informatique si ce n’est que je jardine souvent sur ce foutu ordinateur.
Lire sur la plage reste pour moi le plaisir suprême, comme un point de rencontre de toutes les époques de ma vie, année par année. C’est un plaisir du présent qui rencontre un plaisir passé au goût sucré, et un plaisir futur comme une récompense.
Quand je m’endors, j’ai hâte d’être au lendemain pour prendre mon petit déjeuner, c’est mon repas préféré.
J’ai une étagère remplie de livres et classeurs de recettes, mais je cuisine toujours à ma sauce.
J’ai horreur de la fête des mères, j’appelle ça « la fête des boniches », peut-être à cause des pubs à la télé… Bref, plusieurs hypothèses à cette aversion, mais je joue le jeu pour le plaisir de mes enfants.
Je ne trouve pas vexant, ni dérangeant, ni catastrophique d’oublier ou de ne pas souhaiter un anniversaire, une fête. L’important, c’est d’aimer les gens chaque jour et de le leur dire.
J’aurais voulu être actrice, mais je n’aurais pas aimé être célèbre. Je déteste les paparazzi.
Déjà le jour de mon mariage, j’étais très gênée de représenter le centre d’intérêt, la cible des photographes.
Noël me rend souvent triste à cause de ce que c’est devenu. Tout cet acharnement commercial rend difficile l’accès à la véritable magie de Noël.
Nathalie
23:15 Publié dans Atelier OMC Simiane | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture
Alphabet Croisé
Agitation, va et vient, tic-tac, clac, clap, vroum, vroum ... zzZ
Bruits, broum, tut-tut, tac, depuis quand présent là le Y
C'... c'est d'avoir cédé : jamais la tribu n'aurait dû contre ces X men
Dévastées les plaines de la réalité ; élevés les murs de la fiction en combien de W (watt)?
Eclairage rasant, non ; aveuglant, oui, en 1000 V(Volt ) !
Faillir, faiblir peut-être ; torticolis oblige ; courber la tête, certainement pas ; fierté oblige (F U)
Grabuge dans la v ème : chocs, collisions, gun, garbage : tout est anéanTi
Hoquet de rire qui me prend mais je dois rester stoïque devant too much (excess) XS
Impérativement, les plumes dressées comme un guerrieR
Je dois soutenir du regard les homes blancs Que
KKkKing kong cocacola, on ne voit que çà sur les édifices publics (les EP)
Les trop plein d'images : société saturée de salissures, de salades débitées sur les façades Oh!
Manhattan ; équilibre entre ordre et chaos : un vrai westerN
Navré, nié ; aucun respect, aucun repos Même
Ouh ! Ouh ! la jeune fille assise sur la voie, là, oui, L (Elle)
Pourquoi se trouve-t-elle là, Et ce navire sur la ...
Rugir comme Tigre Bondissant, venger ma race exterminée. La lettre "e" se prononce "e" ou "i"?
Se... et celle-là qui tente de traverser la rue H
Trop tout tickets taxi titanic et tralala au coin de la G
Une oeillade à droite est impossible ; toujours ce fichu torticolis ffffffou !
Vlan ! en v'là un si pressé qu'il s'est refermé la portière sur les ... Et
What ? Quelle langue ? Bien plus compliqué à décoder que les nuages de fumées ; nécessité d'utiliser le système D
X ou lambda, nous n'existons plus, je n'existe pas C+
Y(Si) difficile à admettre ; seul rescapé dans cette affiche de série B
Zebra- crossing hyper bondé ! J'en suis réduit à observer un horizon borné. Moi qui n'existe plus, moi qui n'existe pas : Tout est à recommencer de Z à A ...
Christel
A partir d'une image : Manhattan II de Daniel Authouart
23:06 Publié dans Atelier OMC Simiane | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture
Poussière de Poésie
Une nuit, je serais lumière en fils d’étoiles,
Lucioles ou vers luisants.
Ecrire mon livre sans traces radioactives
Anneaux en lyre, ciel de cire
Que dire d’une vie sans gris ?
Un jour, je serais cristal ou Jeanne d’arc
Une armée de facettes, pâles en déroute
Où l’anémie, le râle, le soupir se loveront
Au fond d’un cœur, piraté par mille rancœurs.
Un jour, je serais libellule libertine
Envol aux couleurs de l’indicible
Aux limites de l’impossible
Gravure d’un Moyen-Âge libre.
Un jour, je serais poète illuminé
D’un rire amer et doux
D’une plume forte et légère
D’une musique muette et tempête.
Annie
22:49 Publié dans Atelier OMC Simiane | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture


